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Les Jeux Olympiques et l’architecture futuriste

Posté le 20/12/2017 par Arthur Brändlin rubrique Le sport dans : l'architecture

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Stade "nid d'oiseau" de Herzog & de Meuron - Photo Peter23
Stade de Pékin vue intérieure - Photo WiNG
Centre aquatique de Zaha Hadid - James Mitchell
Siège du CIO 2019 - Photo 3XN
La renommée des jeux olympiques ainsi que leur budget faramineux, aussi critiqués soient-ils, sont une opportunité pour les villes-hôtes d’éblouir le monde avec les moyens déployés pour l’organisation de la manifestation. Depuis le siècle passé, les jeux ont permis le développement d’infrastructures comparables aux expositions universelles dans une compétition perpétuelle entre les villes pour redorer leur blason. L’organisation des jeux collabore avec les architectes les plus renommés pour dessiner les bâtiments qui accueillent les différents programmes destinés aux athlètes, aux entreprises mais surtout au public venu des quatre coins du globe.

Le stade de Pékin 2008

Surnommé le « nid d’oiseau », cette création des architectes bâlois Herzog & de Meuron reprend un principe très actuel de la construction « futuriste ». En effet, les courbes irrégulières de sa silhouette suivent un courant architectural dit « organique » qui prône des courbes naturelles et des géométries irrégulières. Aujourd’hui encore, cette architecture post-contemporaine garde un aspect de science-fiction considéré par le public comme futuriste.

A travers le maillage semi-transparent du stade, le public peut, de l’extérieur, apercevoir la structure interne du bâtiment qui, illuminée de nuit, fait luire le bâtiment comme un œuf ardent.

La piscine de Londres 2012

Dessinée par le bureau de la célèbre architecte irako-britannique Zaha Hadid, le centre aquatique des jeux olympiques mise sur une toiture proéminente qui joue le rôle de structure porteuse du bâtiment, permettant ainsi la pose de façades entièrement vitrées sur le pourtour de la construction sans le soutien de piliers intérieurs. Ici encore, l’architecture organique est au rendez-vous, rappelée notamment par les plongeoirs sortant de terre tels des plantes de béton. L’allure aéro/hydrodynamique de la structure rappelle l’apparence d’un vaisseau spatial dans une optique de modernité futuriste récurrente dans les travaux de l’architecte Zaha Hadid.

Le siège du CIO à Lausanne (prévu 2019)

Conçu pour remplacer l’actuelle maison olympique construite en 1986, le projet signé par le bureau danois 3XN est une construction vitrée de 70'000 m3 à géométrie variable. Son rez-de-chaussée transparent semble comme sorti de terre grâce à sa toiture végétalisée qui rejoint le niveau de la pelouse alentours à certaines extrémités du bâtiment. Avec des lignes plus tranchantes, son architecture n’est pas aussi organique que les deux projets précités. Néanmoins l’on retrouve des codes de modernité « futuriste » dans les lignes obliques de sa façade qui se balance d’avant en arrière comme en équilibre instable et dans l’impression de lévitation du bâtiment dont le rez-de-chaussée semble trop délicat pour soutenir la masse du bloc de verre contenant les bureaux.

Arthur Brändlin

Architecte BA EPFL

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