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Coupe du monde féminine de football 2019 : une source d’inspiration pour les générations futures ?

Posté le 24/08/2019 par Estela Sousa Prado rubrique Football

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Rapinoe, Morgan et Llyod expriment leur joie sur le terrain - Photo Jamie Smed

Compte rendu d’une finale riche en émotions

Plus d’un mois est passé depuis la fin de la Coupe du monde féminine dont les Etats-Unis sont sortis vainqueurs. Le dernier match de la compétition qui opposait les Etats-Unis aux Pays-Bas a été plaisant à regarder. En effet les deux équipes ont très bien joué pendant la finale. Lors de la première mi-temps, le match était très équilibré : les hollandaises ont joué principalement de manière défensive mais se sont également montrées dangereuses en attaque, ce qui a empêché les américaines de marquer lors de la première mi-temps, contrairement à la majorité des matchs précédents. Ce n’est qu’à la 61ème minute que le premier but, qui a mis l’équipe des Etats-Unis en tête du match, a été marqué par Megan Rapinoe sur penalty. Cette ouverture du score leur a décidément permis de faire le plein de confiance, car à la 69ème minute, Rose Lavelle a marqué le deuxième but pour les Etats-Unis. A la fin des 90 minutes, les américaines ont alors conservé leur titre de championnes du monde et ajouté une 4ème étoile à leur palmarès.

Alex Morgan et Megan Rapinoe : têtes de proue de la sélection américaine

Les athlètes Alex Morgan et Megan Rapinoe sont toutes les deux des stars du football féminin. Morgan est une des footballeuses les plus connues à l’échelle mondiale et également, une des mieux payées. Aujourd’hui faisant partie du club américain « Orlando Pride », l’attaquante a confié avoir été heureuse de retourner à Lyon, ville dont elle a défendu les couleurs avec l’Olympique lyonnais de 2016 à 2017, remportant le championnat de France par la même occasion.

Megan Rapinoe est tout aussi célèbre dans le monde du football, mais aussi très engagée dans des différentes causes sociales. Compagne de la basketteuse WNBA Sue Bird, elle milite contre le racisme et l’homophobie. Avant la fin de la compétition mondiale, elle a annoncé dans une conférence de presse, qu’elle n’ira pas à la Maison blanche, se déclarant ouvertement anti-Trump.

Actuellement joueuse au Reign FC de Seattle, au poste milieu de terrain offensif, Megan Rapinoe a reçu deux prix pour sa performance dans la compétition, dont celui de meilleure joueuse. Sacrée Ballon d’Or Adidas du tournoi, elle reçoit également le soulier d’Or de meilleure buteuse. Alex Morgan remporte, quant à elle, le soulier d’argent. La gardienne de la sélection hollandaise, Sari Van Veenendaal, se console en recevant le gant d’or, alors que l’anglaise Lucy Bronze repart avec le ballon d’argent et l’américaine Rose Lavelle avec le ballon de bronze.

Une médiatisation en hausse

La Coupe du monde féminine a été fortement médiatisée par rapport aux éditions précédentes. Puisque la compétition a eu lieu en France, les chaînes TF1 et Canal + ont diffusé les matchs de l’équipe française ainsi que la finale. Les chaînes suisses ont eu une stratégie similaire en diffusant les matchs de la compétition sur RTS 2 et RTS Sport. Notons que l’équipe de suisse féminine est télédiffusée depuis maintenant quelques années en Suisse. Notons aussi que les réseaux sociaux ont également rendu visible cette compétition grâce à la publication de contenu sur différentes plateformes comme Facebook, Instagram et Twitter. Cette montée de la médiatisation sur la Coupe du monde féminine démontre du progrès de la part des médias, contribuant ainsi à la légitimation de ce sport. Cette nouvelle visibilité peut encourager les filles des générations futures à pratiquer le football.

Estela Sousa Prado

Etudiante à l'Université de Lausanne (SUI)

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